jeudi 20 juin 2013
vendredi 14 juin 2013
Communiqué officiel de l'association
Veuillez
trouver ci-dessous un nouveau communiqué officiel de notre structure,
envoyé ce jour à l'AFP, expliquant l'accompagnement spécifique qui a été envisagé pour les familles chantelouvaises.
Communiqué de l’association BABY-LOUP
Baby-Loup
tiendra ses engagements
Assurant depuis
22 ans un accueil auprès des familles les plus fragilisées, l'association ne compte
pas se dérober.
Le
9 avril dernier, face aux difficultés à se maintenir sur le territoire,
l'association Baby-Loup avait rencontré l'ensemble des parents afin de
présenter et d'éclairer la décision prise alors par le personnel et le conseil
d'administration : envisager la transplantation de la structure. Bien que
conscientes de la légitimité de cette option, les familles chantelouvaises
prenaient alors toute la mesure d'une situation qui les laisseraient sans mode
de garde adapté après ce possible départ.
Depuis
cette date, la remise en question permanente de notre mode de fonctionnement
n'a fait que confirmer cette option.
Maintenant
plus avancés dans la structuration de ce projet, nous nous sommes attachés à
étudier l'accompagnement des familles concernées au mieux de nos possibilités,
en apportant pour chacune d'entre elles une proposition appropriée, répondant
ainsi à leur légitimes attentes, dussions-nous en supporter seuls la charge.
Ce
jeudi 13 juin 2013, l'ensemble
des quarante familles concernées aura donc reçu avec soulagement l'engagement
de l'association Baby-Loup à les accompagner jusqu'à la scolarisation de leur
dernier enfant inscrit.
Chacune
d'elles aura pu librement se prononcer et choisir ou non cet accompagnement.
lundi 10 juin 2013
vendredi 7 juin 2013
Planning du mois : juillet 2013
Chers parents,
Veuillez retrouver ci-dessous le planning à télécharger et remplir pour le mois de juillet 2013. Apportez-le nous avant le jeudi 20 juin pour assurer la validation de vos demandes !
Planning Baby-Loup - juillet 2013
Vous pourrez le modifier jusqu'au vendredi 28 juin, par téléphone ou au secrétariat pendant les temps de permanence.
jeudi 23 mai 2013
Notre directrice nommée Chevalier de l'Ordre National du Mérite
Une décoration que notre directrice a acceptée comme une récompense pour le combat mené par son équipe en faveur de l'émancipation, de l'intégration et de l'égalité, à travers la structure innovante qu'est Baby-Loup.
Vous pouvez lire ci-après la transcription de son discours de remerciements.
vendredi 10 mai 2013
lundi 6 mai 2013
vendredi 3 mai 2013
Planning du mois : juin 2013
Chers parents,
Veuillez retrouver ci-dessous le planning à télécharger et remplir pour le mois de juin 2013. Apportez-le nous avant le samedi 18 mai pour assurer la validation de vos demandes !
Planning Baby-Loup - juin 2013
Vous pourrez le modifier jusqu'au vendredi 31 mai, par téléphone ou au secrétariat pendant les temps de permanence.
vendredi 26 avril 2013
Droit de réponse
Chers parents,
Comme vous le savez, et conformément à ce qui est écrit dans notre règlement intérieur : « Dans un souci d’équité, l’ensemble des repas est élaboré au sein de la structure. Tous les enfants mangent le même type de repas. »
Dans ce cadre, nous présentons les divers aliments qui constituent le repas du jour sur les tables et les enfants se servent selon leur choix. Nous n’obligeons aucun enfant à manger quoi que ce soit.
Ainsi, ce qui a été dit à propos de notre crèche dans le Magazine de la Santé diffusé le mardi 23 avril 2013, à savoir « Tous les enfants mangent la même chose, même du porc. », n’est pas exact.
Depuis sa création, l’association n’a jamais acheté de viande de porc pour la cuisiner, et ce pour deux raisons : 1) ce n’est pas la première viande qu’il convient d’intégrer dans la diversification alimentaire ; 2) préparer cette viande demande beaucoup de précautions de cuisson. Cependant, il peut arriver que du jambon ou des aliments à gélatine (bonbons, gâteaux...) soient mis à la disposition des enfants ‒ ce que nous ne vous avons jamais caché.
Un droit de réponse a été envoyé à la production hier, jeudi 25 avril, afin qu’elle prenne conscience de son approximation. Il sera lu dans le Magazine de la Santé du lundi 29 avril.
Nous restons évidemment à votre disposition pour toute précision supplémentaire.
jeudi 18 avril 2013
Baby-Loup sur France 5
Une série de documentaires sur notre crèche sera diffusée dans le Magazine de la Santé,
du lundi 22 au vendredi 26 avril, autour de 14h15.
Une compilation de la série sera proposée sur la même chaîne le samedi 27 à 13h30.
lundi 15 avril 2013
Communiqué officiel de l'association
Veuillez trouver ci-dessous un nouveau communiqué officiel de notre structure, envoyé ce jour à l'AFP, expliquant la décision du personnel de s'implanter sur un nouveau territoire quand les conditions seront réunies, afin de ne pas risquer la disparition du projet.
Communiqué de l’association BABY-LOUP
Babil, où ?
À l'instar de notre Nation, quelque soit l'importance des obstacles, aucun ne peut nous être fatal dès lors que l'on sait prendre de la hauteur. La crise que traverse notre association n'a certes pas de commune mesure avec celle qui obscurcit complaisamment notre devenir commun, mais en partage quelques symptômes. Les tentatives de remise en cause des valeurs qui ont présidées à l’émergence et jusqu’à aujourd’hui au maintien de notre crèche associative dans ce quartier populaire, pourraient opérer en chacune et chacun de nous une frilosité, un repli, dont fort heureusement notre capacité à nous projeter, fruit des valeurs émancipatrices forgées par notre histoire, nous extrait aussitôt. Ce sont ces valeurs qui doivent nous conduire toutes et tous et non leur dilution, permise la plupart du temps seulement par l'ignorance même de leur vertu.
L'avenir de notre association, pour obscur et incertain qu'il puisse paraître aux yeux de certains, n'aura pas raison de notre enthousiasme ni même de la conviction profonde qui nous anime. La perspective de ne plus rien avoir nous renvoie à l'essentiel. Acculés, il nous faut bien admettre qu'y renoncer n'est pas possible.
Toutefois, au regard de l'omniprésence des débats, il est un domaine qu'il nous incombe d'éclairer : celui de la petite enfance, que nous explorons hors sentier depuis 22 ans et pour lequel nous pouvons apporter les fruits de l'expérience. Une expertise au travers de laquelle nous, petite association, saurons extraire le souffle futur de ce secteur, pour peu que nous entendent les renforts et soutiens disposés à se joindre à nous.
Comme prévu et sans plus attendre, l'accusation a saisi la cour d'appel de Paris. Nous répondrons donc prochainement à cette nouvelle étape d’une affaire judiciaire qui pèse depuis plus de quatre années sur notre quotidien.
Puisqu’ils nous furent favorables jusqu'en cassation, les jugements nous auront permis de travailler un peu plus sereinement. Cependant le calme nécessaire à notre activité n’est pas plus assuré aujourd’hui et bien que juridiquement parlant nous puissions toujours nous référer au jugement prud’homal de 2010 quant à l'application de notre règlement intérieur, nous subissons toujours pressions et exigences communautaristes entretenant un climat délétère que notre équipe n'est plus en mesure d'absorber.
L'essentiel de la population française, dans une forte majorité (84% d’après un sondage du Parisien daté du 23/03/2013), souhaite aujourd’hui que la laïcité soit étendue. À tout ce qui a trait à l'enfant pour certains, au secteur privé pour d'autres. Rien ne dissocie notre territoire du reste de la France. Ici comme ailleurs, c’est toujours devant les mêmes minorités agissantes que l'on édulcore la règle commune jusqu'à la rendre incohérente et ce même si les expériences passées, ‒ notamment dans le secteur de l'éducation, ont démontré les vertus bienveillantes de la clarification des principes du vivre-ensemble. Pour conforter la Nation, apaiser les consciences et continuer de construire une société égalitaire dont nous sommes tous fiers, la précision nous semble indispensable.
L'avenir de notre association, pour obscur et incertain qu'il puisse paraître aux yeux de certains, n'aura pas raison de notre enthousiasme ni même de la conviction profonde qui nous anime. La perspective de ne plus rien avoir nous renvoie à l'essentiel. Acculés, il nous faut bien admettre qu'y renoncer n'est pas possible.
Toutefois, au regard de l'omniprésence des débats, il est un domaine qu'il nous incombe d'éclairer : celui de la petite enfance, que nous explorons hors sentier depuis 22 ans et pour lequel nous pouvons apporter les fruits de l'expérience. Une expertise au travers de laquelle nous, petite association, saurons extraire le souffle futur de ce secteur, pour peu que nous entendent les renforts et soutiens disposés à se joindre à nous.
Comme prévu et sans plus attendre, l'accusation a saisi la cour d'appel de Paris. Nous répondrons donc prochainement à cette nouvelle étape d’une affaire judiciaire qui pèse depuis plus de quatre années sur notre quotidien.
Puisqu’ils nous furent favorables jusqu'en cassation, les jugements nous auront permis de travailler un peu plus sereinement. Cependant le calme nécessaire à notre activité n’est pas plus assuré aujourd’hui et bien que juridiquement parlant nous puissions toujours nous référer au jugement prud’homal de 2010 quant à l'application de notre règlement intérieur, nous subissons toujours pressions et exigences communautaristes entretenant un climat délétère que notre équipe n'est plus en mesure d'absorber.
L'essentiel de la population française, dans une forte majorité (84% d’après un sondage du Parisien daté du 23/03/2013), souhaite aujourd’hui que la laïcité soit étendue. À tout ce qui a trait à l'enfant pour certains, au secteur privé pour d'autres. Rien ne dissocie notre territoire du reste de la France. Ici comme ailleurs, c’est toujours devant les mêmes minorités agissantes que l'on édulcore la règle commune jusqu'à la rendre incohérente et ce même si les expériences passées, ‒ notamment dans le secteur de l'éducation, ont démontré les vertus bienveillantes de la clarification des principes du vivre-ensemble. Pour conforter la Nation, apaiser les consciences et continuer de construire une société égalitaire dont nous sommes tous fiers, la précision nous semble indispensable.
vendredi 12 avril 2013
Penser la crèche comme lieu d'éducation
En ces temps de réflexion sur le cadre qui devrait s'imposer aux structures prenant en charge la petite enfance, nous souhaitons partager avec vous quelques remarques qui nous ont été soumises en mai 2012 par la pédiatre Christine Attali-Marot et la psychologue Claude de Rouvray.
Ni parking, ni consigne :
une crèche est un lieu d’éducation pour l’enfant dès son plus jeune âge !
1. Impact potentiel sur le très jeune enfant
Nul ne peut évaluer avec certitude les capacités de discrimination des apparences physiques que peut avoir un très jeune enfant. Cela dépend de son âge, de sa maturité psychique et du contexte dans lequel il grandit !
une crèche est un lieu d’éducation pour l’enfant dès son plus jeune âge !
1. Impact potentiel sur le très jeune enfant
Nul ne peut évaluer avec certitude les capacités de discrimination des apparences physiques que peut avoir un très jeune enfant. Cela dépend de son âge, de sa maturité psychique et du contexte dans lequel il grandit !
Il est tout aussi difficile d’évaluer ou de rendre compte du ressenti d’un très jeune enfant face à une femme (qui n’est pas sa mère ou un adulte familier), dont le visage est en partie caché par un voile qui en limite l’expressivité. Il est cependant démontré aujourd’hui que le visage de l’adulte qui s’occupe d’un tout petit enfant constitue à lui tout seul le reflet du monde extérieur et la source d’une relation intersubjective intense et structurante.
On peut affirmer également qu’un tout petit enfant, au moment d’être confié à des mains extérieures à sa famille, sera extrêmement sensible au ressenti de son parent. S’il perçoit que sa mère ou son père ne sont pas en confiance avec la personne qui va prendre soin de lui, il ne se sentira pas en sécurité : la « passation » ne se fera pas. L’enfant a en effet besoin de sentir une connivence bienveillante entre les adultes qui s’occupent de lui. Son inquiétude, qui pourra s’exprimer de diverses façons (pleurs, repli sur soi, insomnies, perte d’appétit, etc), l’empêchera de construire des repères dans ce nouveau lieu de vie pour lui.
2. Pour des enfants plus âgés
La crèche Baby-Loup accueille des enfants jusqu’à 9 ans le soir et le week-end (voire plus âgés en cas de fratrie). Pour certains d’entre eux, le port d’un voile intégral noir, par une adulte chargée de s’occuper d’eux, peut être traumatisant et susciter des questions sur l’intégrité physique de celle qui le porte. Le ressenti négatif de leurs parents, s'il existe, est aussi très perturbant pour eux.
Il est à remarquer que les personnes féminines qui s’occupent des enfants dans le milieu familial ne sont pas voilées puisque le port du voile n’est prescrit qu’à l’extérieur. Les enfants n’ont donc pas l’habitude de la proximité avec cette apparence qui peut être d’autant plus dérangeante pour eux qu’il s’agît souvent d’une présence qui intervient dans une grande proximité physique : soins du corps, repas, accompagnement du coucher…
3. Une crèche n’est pas uniquement une structure de garde
2. Pour des enfants plus âgés
La crèche Baby-Loup accueille des enfants jusqu’à 9 ans le soir et le week-end (voire plus âgés en cas de fratrie). Pour certains d’entre eux, le port d’un voile intégral noir, par une adulte chargée de s’occuper d’eux, peut être traumatisant et susciter des questions sur l’intégrité physique de celle qui le porte. Le ressenti négatif de leurs parents, s'il existe, est aussi très perturbant pour eux.
Il est à remarquer que les personnes féminines qui s’occupent des enfants dans le milieu familial ne sont pas voilées puisque le port du voile n’est prescrit qu’à l’extérieur. Les enfants n’ont donc pas l’habitude de la proximité avec cette apparence qui peut être d’autant plus dérangeante pour eux qu’il s’agît souvent d’une présence qui intervient dans une grande proximité physique : soins du corps, repas, accompagnement du coucher…
3. Une crèche n’est pas uniquement une structure de garde
Si une crèche n’a pas pour mission de « forger le jugement de futurs citoyens », elle est un lieu d’éducation pour les enfants, même tout petits ! Cette mission lui est confiée - comme à tous les établissements d’accueil de jeunes enfants, quelque soit leur statut d’établissement public ou privé - par la loi (article 2 du décret N*0130 du 8 juin 2010 reprenant l’article R. 2324-17 du code de la santé publique). Les bienfaits de ce rôle, pour l’enfant, sont reconnus par de nombreuses études internationales (Unesco, Unicef, commission européenne…).
[voir à ce propos l'argumentaire sur la mission d’intérêt général de ces EAJE au moment de la transposition en France de la directive européenne sur les services, en janvier 2010, dans l'article de Carole Saleres et Karine Métayer paru dans la revue mensuelle Dalloz, Actualités juridiques des Collectivités Territoriales de septembre 2010]
4. Culture et religion
4. Culture et religion
La question de l’appartenance culturelle et religieuse, et de sa libre expression, ou pas, par les professionnelles, renvoie à la définition des valeurs éducatives qui sous-tendent le projet social et éducatif que chaque lieu d’accueil doit élaborer (cf. décret de juin 2010). Ces projets, qui doivent être élaborés collectivement et validés par les tutelles, sont indispensables pour que l’équipe éducative soit soudée et que les messages adressés aux parents comme aux enfants soient cohérents. Les lieux d’accueil de la petite enfance étant des lieux d’éducation, ils doivent prendre en compte les valeurs qui, en France, font consensus en la matière et la laïcité en fait partie.
Christine Attali-Marot,
Pédiatre.
Claude de Rouvray,
Psychologue-Psychanalyste,
Co-fondatrice de l’IRAEC (Institut de Recherche Appliquée pour L’Enfant & le Couple)lundi 8 avril 2013
mercredi 3 avril 2013
Planning du mois : mai 2013
Chers parents,
Veuillez retrouver ci-dessous le planning à télécharger et remplir pour le mois de mai 2013. Apportez-le nous avant le samedi 20 avril pour assurer la validation de vos demandes !
Vous pourrez le modifier jusqu'au mardi 30 avril, par téléphone ou au secrétariat pendant les temps de permanence.
Réunion d'information parents
Chers parents,
Nous organisons une réunion d'information pour évoquer avec vous le futur de notre crèche,
le MARDI 9 AVRIL à 18H.
Merci de confirmer votre présence, fortement souhaitée, auprès du secrétariat.
La Direction
mardi 2 avril 2013
Merci pour votre appui
Depuis le 19 mars 2013, parallèlement aux initiatives débouchant sur des pétitions ou des débats participatifs, nous recevons de nombreux courriers, e-mails et coups de téléphone de soutien venant de toute la France et même de plusieurs pays d'Europe.
Nous tenons à remercier toutes ces personnes de la sympathie qu'elles nous ont communiquée dans ces temps difficiles. Elle nous aide, malgré les entraves et les tracas, à poursuivre notre mission d'accompagnement des familles au quotidien.
Qu'elles reçoivent toute notre amitié.
dimanche 31 mars 2013
Baby-Loup sur France Inter
Notre crèche était ce jour le sujet principal de l'émission Cause commune, tu m'intéresses du philosophe Abdennour Bidar, diffusée chaque dimanche entre 16h et 17h. De nombreux intervenants, dont notre directrice, réagissaient à la décision de la cour de cassation et évaluaient ses conséquences sur la manière de penser la laïcité dans notre pays.
Vous pouvez réécouter cette émission ci-dessous :
mercredi 27 mars 2013
Baby-Loup sur France Culture
La pédopsychiatre Caroline Eliacheff, dans le cadre de sa chronique hebdomadaire Les Idées Claires sur France Culture, revenait ce jour sur l'arrêt de la cour de cassation et le problème de la neutralité dans l'espace commun.
Vous pouvez réécouter son intervention ci-dessous :
samedi 23 mars 2013
Appel dans Marianne
Dans le numéro paraissant aujourd'hui de
l'hebdomadaire Marianne, plusieurs personnalités (des intellectuels, des
journalistes, des représentants politiques) réagissent à l'affaire Baby-Loup en
signant un appel invitant à consolider la laïcité par une législation
cohérente, que nous reproduisons ci-dessous. Vous pouvez voir l'ensemble des signataires de cet appel et le signer à votre tour à cette adresse.
Crèche Baby-Loup : Appel à
toutes les consciences républicaines !
Le moment est grave, nous sommes dans une heure de vérité où la laïcité en France doit absolument être consolidée et réaffirmée, faute de quoi elle subira un recul dramatique.
Rappelons les faits. En conformité avec son règlement intérieur établi sur le principe de "neutralité philosophique, politique et confessionnelle", la crèche Baby Loup de Chanteloup les Vignes a licencié en 2008 l'une de ses employées, au motif qu'elle manifestait ostensiblement son appartenance religieuse par le port d'un voile dit islamique. Le Conseil des prudhommes de Mantes la Jolie en 2010, et la Cour d'appel de Versailles en 2011 ont approuvé ce licenciement.
En ce 19 mars 2013, la Cour de cassation a invalidé ces jugements et lui nie ce droit en affirmant que " (...) s'agissant d'une crèche privée, (elle) ne peut dès lors, en dépit de sa mission d'intérêt général, être considérée comme une personne privée gérant un service public " à laquelle le principe de laïcité devrait s'appliquer.
Il ne nous appartient pas comme à tout citoyen respectueux de l’État de droit, de commenter l'arrêt de la Cour, mais nous constatons qu'une crèche qui accomplit depuis 22 ans un travail de terrain extraordinaire, seule en France ouverte 24h sur 24 et 7 jours sur 7, ne peut appliquer la laïcité dans son règlement intérieur pour faire vivre en harmonie enfants et parents de 54 nationalités qui se côtoient entre ses murs. Cela, notre droit le lui interdit aujourd'hui.
Dans un État laïque, il serait ainsi permis de créer une crèche privée religieuse, mais pas une crèche laïque ? Impérative pour la puissance publique, la laïcité serait interdite aux citoyens et aux structures privées ? Parce qu'ils sont précisément d'entre nous tous, les êtres les moins pourvus de défense et les plus malléables, les enfants ont droit à la neutralité, garante de leur libre arbitre en formation.
Notre loi doit impérativement être modifiée. Il n'est pas acceptable qu'un organisme dont l'utilité publique n'est plus à démontrer et dont les personnels ont manifesté un dévouement exemplaire à l'intérêt général, soit contraint de céder à des exigences personnelles. Il est inadmissible que ces professionnels soient mis dans l'impossibilité d'exercer une mission de service public dans le respect de la laïcité.
C’est au législateur qu’il revient de remédier à cet état de confusion et de combler ce vide juridique qui, menaçant gravement l'application de la laïcité, principe constitutionnel de notre République, met en péril le vivre ensemble.
Le moment est grave, nous sommes dans une heure de vérité où la laïcité en France doit absolument être consolidée et réaffirmée, faute de quoi elle subira un recul dramatique.
Rappelons les faits. En conformité avec son règlement intérieur établi sur le principe de "neutralité philosophique, politique et confessionnelle", la crèche Baby Loup de Chanteloup les Vignes a licencié en 2008 l'une de ses employées, au motif qu'elle manifestait ostensiblement son appartenance religieuse par le port d'un voile dit islamique. Le Conseil des prudhommes de Mantes la Jolie en 2010, et la Cour d'appel de Versailles en 2011 ont approuvé ce licenciement.
En ce 19 mars 2013, la Cour de cassation a invalidé ces jugements et lui nie ce droit en affirmant que " (...) s'agissant d'une crèche privée, (elle) ne peut dès lors, en dépit de sa mission d'intérêt général, être considérée comme une personne privée gérant un service public " à laquelle le principe de laïcité devrait s'appliquer.
Il ne nous appartient pas comme à tout citoyen respectueux de l’État de droit, de commenter l'arrêt de la Cour, mais nous constatons qu'une crèche qui accomplit depuis 22 ans un travail de terrain extraordinaire, seule en France ouverte 24h sur 24 et 7 jours sur 7, ne peut appliquer la laïcité dans son règlement intérieur pour faire vivre en harmonie enfants et parents de 54 nationalités qui se côtoient entre ses murs. Cela, notre droit le lui interdit aujourd'hui.
Dans un État laïque, il serait ainsi permis de créer une crèche privée religieuse, mais pas une crèche laïque ? Impérative pour la puissance publique, la laïcité serait interdite aux citoyens et aux structures privées ? Parce qu'ils sont précisément d'entre nous tous, les êtres les moins pourvus de défense et les plus malléables, les enfants ont droit à la neutralité, garante de leur libre arbitre en formation.
Notre loi doit impérativement être modifiée. Il n'est pas acceptable qu'un organisme dont l'utilité publique n'est plus à démontrer et dont les personnels ont manifesté un dévouement exemplaire à l'intérêt général, soit contraint de céder à des exigences personnelles. Il est inadmissible que ces professionnels soient mis dans l'impossibilité d'exercer une mission de service public dans le respect de la laïcité.
C’est au législateur qu’il revient de remédier à cet état de confusion et de combler ce vide juridique qui, menaçant gravement l'application de la laïcité, principe constitutionnel de notre République, met en péril le vivre ensemble.
vendredi 22 mars 2013
Communiqué officiel de l'association
Veuillez trouver ci-dessous le communiqué officiel de notre structure, envoyé ce soir à l'AFP, précisant le positionnement qu'il nous a paru essentiel d'adopter après la décision de la cour de cassation rendue mardi dernier.
Communiqué de
l’association BABY-LOUP
La loi, rien que la loi
Désorientés par une décision lourde de conséquences pour le devenir de notre structure, nous avons malgré tout pris la décision de continuer à oeuvrer en toute neutralité tant que nous le pourrons, entourés de celles et ceux qui partagent notre vision du vivre ensemble.
La crèche Baby-loup a reçu
l'arrêt de la cour de cassation de Paris en audience publique le 19 mars 2013.
Alors même que l’instance prud'homale
de Mantes-la-Jolie et les magistrats de la cour d’appel de Versailles nous ont donné
raison dans notre aspiration à offrir aux enfants un cadre de neutralité
confessionnelle, politique et philosophique en déboutant la partie adverse de
toutes ses demandes, la décision de la cour de cassation nous place aujourd’hui
devant des incertitudes sérieuses.
Attendu que notre constitution
dans son article premier (« La
France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale »)
offre à nos enfants une garantie de neutralité dans les espaces de vie
collective, ce n’est vrai aujourd’hui que pour les crèches de statut public, ce
qui constitue une discrimination envers les enfants fréquentant d’autres
établissements.
Dans le sillage de la loi sur le non-port
du voile à l’école, nous pouvions espérer pour nos enfants le même traitement
que leurs aînés, comme le préconisait d’ailleurs l’avocat général, mais l’arrêt
de la cour de cassation estime que la loi s’arrête aux portes de nos crèches, y
compris celles qui relèvent de l’intérêt général - dimension de notre activité
reconnue par la cour elle-même.
Nous remercions les nombreux
soutiens qui s’expriment depuis quelques jours, reconnaissant bien au-delà de
son territoire d’implantation, la commune de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), un
travail exemplaire effectué depuis maintenant 22 ans.
Nous rappelons cependant que si
la liste de nos soutiens n'est jamais close, il ne suffit pas de s'en réclamer
pour que la parenté avec notre positionnement soit acquise. Nous n’acceptons
aucune instrumentalisation de cette affaire juridique. Nous ne sommes ni des
« nationalistes » étriqués appelants à la reconquête d’une France
fantasmatique, ni des « islamophobes » apeurés par la diversité d’une
terre historique d’immigration. Les concepts à l’emporte-pièce qui gravitent
autour de ce simple fait d’un licenciement pour non-respect du règlement
intérieur ne sont pour nous que des outils de manipulation, que nous nous
garderons bien de relayer et de reprendre.
Pour nous le territoire de la
République est partout où se trouvent
nos enfants. En attendant les suites de ce procès, le fonctionnement de
Baby-Loup restera donc le même : nous continuerons de nous référer à notre
règlement intérieur dans le souci du bien de tous, considérant que nos actions
en matière de droit des femmes, d'insertion, de monoparentalité, d'accueil
d'urgence et de crèche à horaires atypiques gardent toute leur actualité - de
nombreuses réflexions menées par les cabinets ministériels, ayant trait aux
politiques familiales, à l’émancipation des femmes ou à la gestion des cultes,
le soulignent.
Les professionnels de la petite
enfance, les femmes issues de quartiers difficiles, les administrateurs bénévoles
que nous sommes maintiennent leur priorité : l’épanouissement des enfants dans
le respect de l’égalité. En attendant que le législateur apporte une
clarification à cette situation, nous continuerons d’être dévoués à notre
mission et aux différents champs d’interventions qu’elle appelle, notre souhait
le plus cher restant de pouvoir continuer à construire chaque jour ce
« vivre ensemble » qui chez nous, sur le terrain, n’est pas qu’une
notion théorique, matière à discussion, mais d’ores et déjà une réalité
partagée.
Inscription à :
Articles (Atom)






